Liévin 27 décembre 1974, jour de recueillement et de mémoire.

Liévin
27 décembre 1974.
06h19.

La fosse 3 de Lens, dite Saint-Amé, bascule.

J’avais 12 ans.
La gravité des visages, les gestes pressés et solennels ont marqué à jamais ma mémoire.
Aujourd’hui, je rends hommage à ces hommes et à leurs proches, à chacune et chacun qui ont traversé l’obscurité de ce matin livide et douloureux,
profond comme une mine.

Ce jour-là, quarante-deux mineurs ont perdu la vie.
Quarante-deux travailleurs, pères, fils, frères, arrachés à leur famille et à leur ville. Liévin tout entière a été frappée en plein cœur. Le silence, l’attente, la solidarité et le deuil ont soudé notre population dans une douleur partagée.

Se souvenir de la catastrophe du 27 décembre 1974, ce n’est pas seulement commémorer une tragédie.
C’est honorer le courage de ces hommes, la force des familles, et la dignité d’un peuple ouvrier qui a construit Liévin par son travail, sa solidarité et son humanité. La mine a forgé notre ville, ses valeurs de fraternité, de respect et de courage face à l’épreuve.

Cette mémoire est vivante. Elle habite nos quartiers, nos familles, nos récits. Elle fait partie de nos racines. Et sans racines, il n’y a pas d’avenir solide. Être attaché à Liévin, c’est refuser l’oubli. C’est reconnaître que notre histoire éclaire nos choix d’aujourd’hui.

C’est avec cet héritage que nous devons penser l’avenir.
Un avenir fondé sur le bien commun, sur la solidarité, sur l’attention portée à chaque habitante et chaque habitant. Un avenir fidèle à l’âme de Liévin, mais tourné vers le progrès, la justice sociale et la transmission aux générations futures.

En rendant hommage aux victimes du 27 décembre 1974, nous affirmons une conviction profonde : Liévin n’oublie pas.
Et parce que nous n’oublions pas, nous avons le devoir de construire ensemble un futur à la hauteur de notre histoire.

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